Dossiers FOCUS

Facilitation graphique signée Barbora Rezkov reprenant les informations présentées ci-après

FOCUS LOGEMENT – Plan Rénov'

Notre plan renov'Mulhouse. Plus qu'un slogan sur un programme !

L'heure est aux propositions chocs qui marquent les esprits de l'électeur pressé. Pourtant, est-ce que cela a un sens de déclarer, sans autre explication, que l'on va rénover 500 logements par an à Mulhouse ? Est-ce qu'un électeur sensé ne devrait pas immédiatement se poser mille questions ?

  • Est-ce simplement possible ?
  • Qui va payer ?
  • Dans quels quartiers ?
  • Ne vaut-il pas mieux détruire et reconstruire ?
  • Ne parle-t-on que de logements modestes ?
  • Et la rénovation, c'est seulement pour les logements ou est-ce qu'on parle des commerces, des friches industrielles, des bâtiments emblématiques de la ville ?

Bien sûr, nous avons inscrit cela, comme d'autres, sur nos tracts. Parce que Rénover Mulhouse n'est pas seulement désirable, voire nécessaire, c'est vital !

Mais on ne peut pas se contenter de belles paroles, de promesses qui n'engagent que ceux qui les croient.

C'est pourquoi, cher électeur, chère électrice, sur ce sujet si complexe et délicat, nous vous demandons un peu de votre temps : nous voulons vous expliquer notre plan et notre méthode !

D'abord, un constat

Il y a, à Mulhouse, 1800 logements indignes et 9000 logements inoccupés.

Mille-huit-cent logements indignes, cela représente, environ 4000 personnes, dont des enfants, qui vivent dans des conditions sanitaires précaires ! On détourne le regard ?

Huit mille logements vacants, alors que Mulhouse voit ceux qui le peuvent quitter la ville pour aller dans les communes environnantes, quand on bétonne au Rebberg ou ailleurs ? Est-ce logique et souhaitable ?

« Oui mais la ville a-t-elle les moyens de s'occuper de cela ? »

Poser comme cela, la réponse est probablement : non ! Seule, la commune, sans s'endetter davantage ni imposer toujours plus ses habitants, n'en a pas les moyens. Fin du chapitre ?

Pas tout à fait car, d'une part, la commune a des devoirs et, d'autre part, personne, surtout pas nous, ne dit qu'elle doit s'en occuper SEULE !

La mairie a un devoir de salubrité publique, de sécurité, y compris des bâtiments, et doit veiller sur la santé. Lutter contre l'habitat indigne n'est donc pas une option ! On attend qu'un immeuble s'effondre, que des enfants développent du saturnisme ou des infections pulmonaires ?

Mais si la commune a le devoir de lutter contre l'habitat indigne, elle ne peut pas, seule, régler tous les problèmes de logement de Mulhouse c'est une évidence !

Premier acte du plan : recenser, vite !

Cela commence par un appel à signaler les logements insalubres et à recenser l'ensemble des bâtiments vacants, y compris ceux de la commune (et ils sont nombreux ; la commune, à elle seule, possède au moins une vingtaine mais probablement beaucoup plus, d'immeubles d'habitation vacants !).

A ce stade, soyons clairs, les marchands de sommeil seront poursuivis car nul ne peut profiter de la misère ou de la faiblesse des gens !

Mais dans l'immense majorité des cas, les propriétaires ne laissent pas se dégrader ou simplement vides, des bâtiments qui leur appartiennent : ils n'ont pas les moyens de faire les travaux, ils ne sont pas sûrs de retrouver leur investissement, ils sont perdus dans les dédales des normes, ils ne connaissent pas les aides dont ils pourraient bénéficier !

La commune pourra leur offrir un accompagnement, des conseils, organiser des rencontres avec des professionnels et puis, finalement, si c'est nécessaire, proposer des réductions d'impôt locaux.

Au terme de ce recensement, des bâtiments, trop dégradés, seront détruits, sans doute, mais d'autres, bien plus nombreux, seront réhabilités ou réaffectés. Pour la commune il sera aussi temps de réfléchir au devenir de ses propres bâtiments d'habitation : vendre, réhabiliter pour louer, ou pour vendre plus tard…

La concertation et la mobilisation

Une fois le bilan établi, viendra le temps de la concertation avec tous les acteurs du secteur et ils sont très, très nombreux :

  • Propriétaires, publics et privés
  • Bailleurs sociaux
  • Promoteurs
  • Artisans et industriels du secteur
  • Centres de formation et universités
  • Investisseurs publics et privés, y compris en Suisse

Le rôle d'une mairie n'est pas de tout faire elle-même, elle n'en a, de toutes les façons, pas les moyens. Mais elle peut signaler sa volonté, créer les conditions des rencontres et des dialogues, faire naître les écosystèmes propices. Il y a des fonds publics qui n'ont jamais été demandés, des promoteurs qui n'ont jamais eu de propositions ou qui n'essuient que réponses négatives. Le temps du service public doit s'accélérer aussi, pour s'adapter aux besoins des investisseurs privés.

Personne ne se réjouit de payer des impôts mais ce qui irrite le plus, c'est de ne pas savoir à quoi ils sont affectés ! Alors nous créerons une Fondation de territoire dédiée à la rénovation et à la relance économique de Mulhouse : des entreprises mais aussi des particuliers pourront abonder tout en réduisant leur charge fiscale et en pouvant contrôler, de visu, l'utilisation des fonds ! Les Mulhousiens rénovent Mulhouse, c'est un projet qui porte sens !

Le cas du Rebberg et des lieux emblématiques

Mais Mulhouse, c'est aussi le quartier si particulier du Rebberg. C'est non seulement un bijou, un emblème, c'est aussi un poumon vert, un refuge de biodiversité, un îlot de fraîcheur pour les canicules qui s'annoncent ! Dans le contexte général de la ville que nous venons de décrire, est-il logique d'y implanter des immeubles ? Nous ne le pensons pas et c'est pourquoi nous nous engageons à ne pas y autoriser les constructions de plus de deux étages.

Mulhouse, enfin, ce sont quelques bâtiments et lieux emblématiques : DMC, le cirque Drouot, les bains municipaux !

Ici nous ferons intervenir un autre acteur et non des moindres : vous !

Les Mulhousiens doivent décider de l'avenir de ces lieux et nous organiserons donc concours, informations, votations sur leur réaffectation !

Visions pour le futur : Quartier DMC 2050

Mais, bien entendu, nous avons nos propres idées et laissons-nous quelques lignes pour nous promener dans un quartier DMC 2050, laboratoire de la ville durable et robuste !

D'abord, dès le début du mandat 2026, les habitants ont décidé de réhabiliter le réfectoire et d'en faire un lieu de convivialité, Biergarten en été, salle des fêtes toute l'année, on peut aussi désormais le privatiser pour de grandes fêtes de familles ou pour des séminaires d'entreprise. Le Climbing Center n'est plus seul à proposer des activités sportives et culturelles, on y trouve désormais une salle de sport et un terrain de foot salle. Plus loin, une grande surface a été remise en herbe et les aînés aiment venir y pratiquer le Tai Chi en semaine, les familles l'envahissant aux belles saisons, le week-end, pour des pique-niques. On vit désormais à DMC puisque trois bâtiments ont été réaffectés au logement. On y compte aussi un local de vente de produits de l'agriculture locale, une salle de spectacle supplémentaire et une dizaine de boutiques d'artisans, de commerçants. Un industriel a même obtenu le droit d'y réimplanter une petite usine, l'industrie n'a pas disparu de DMC !

On ne parle plus de friche, on parle de la ville durable et robuste. Mulhouse n'a plus honte de ses briques rouges : on vient désormais de l'Europe entière pour en admirer la renaissance !

Voilà chères Mulhousiennes et Mulhousiens qui avez eu le courage de nous lire jusqu'au bout, notre plan Rénov'Mulhouse, dans ses grandes lignes !

La ville prendra sa part de l'effort à fournir, bien sûr, mais elle sera surtout le catalyseur de la transformation que nous aurons décidé ensemble !

FOCUS Pacte Autonomie Femmes

L'égalité n'est pas seulement un concept moral… C'est aussi une nécessité économique !

Dans l'équipe Sornin, nous ne sommes pas des donneurs de leçons, ni des moralistes, nous ne sommes pas woke, ni féministes, nous ne sommes pas adeptes du « social » par principe et nous ne rêvons d'aucun grand soir. Mais nous n'aimons pas le gaspillage. Nous voulons que tout le monde puisse contribuer en fonction de ses capacités.

De nombreuses études (McKinsey, par exemple) démontrent que la rentabilité des entreprises augmente avec la diversité ethnique et d'autres (Crédit Suisse, par exemple) qu'augmenter le pourcentage de femmes dans les postes décisionnaires accroît la profitabilité des entreprises. Pourquoi ? Simplement parce que nous ne voyons pas tous les choses de la même manière et que le dialogue de tous ces points de vue permet d'avancer.

Notre programme « égalité » ne répond donc pas seulement à notre volonté de vivre dans une Mulhouse plus juste mais aussi dans une Mulhouse plus dynamique ! Nous voulons juste que Mulhouse fonctionne mieux et que les Mulhousiens soient plus heureux.

À Mulhouse, la place de la femme révèle des inégalités structurelles, exacerbées par une monoparentalité féminine prépondérante (87 %). La précarité y est majeure : 50 % de ces familles vivent sous le seuil de pauvreté, avec un revenu médian annuel limité à 13 790 €. Le taux d'emploi des mères isolées chute à 43 %, contre 64 % dans le reste de l'agglomération. Le temps partiel massif (32,6 %) et le confinement dans des services peu rémunérateurs pénalisent leurs revenus. Côté éducation, 42 % de ces cheffes de famille n'ont aucun diplôme, tandis que les orientations scolaires restent trop genrées. Leur habitat est contraint : 87 % résident en appartement et 39 % en logement social. La suroccupation touche 50 % des familles de quatre enfants, compromettant le développement et la scolarité des jeunes. Les enfants sont plus exposés au risque de devenir "Ni-Ni" (18 % à Mulhouse). Un renforcement des aides et des modes de garde aux horaires adaptés est essentiel pour favoriser leur insertion et réduire ces fragilités. (sources AFUT)

Face aux crises actuelles, nous restons immobiles comme la grenouille dans la casserole qui chauffe. Pourtant, une solution existe : la mixité. Aujourd'hui, 89 à 98% des positions de pouvoir sont occupées par des hommes, créant un angle mort majeur dans nos prises de décisions. Ce déséquilibre s'explique par la division historique des rôles : aux femmes la sphère privée (soins, famille), aux hommes la sphère publique (pouvoir, économie).

Les chiffres sont pourtant sans appel. Selon l'ONU, plus de mixité accélère les accords de paix et leur durabilité. Les entreprises mixtes affichent +60% de rentabilité et +240% de croissance. Partout dans le monde, davantage de femmes aux responsabilités = meilleure protection de l'environnement. Malgré ces preuves, 90% des négociations de paix se font sans femmes, 0,2% seulement des fonds climat vont aux femmes, et un tiers des grands groupes n'ont aucune femme aux postes décisionnels.

Des solutions existent et fonctionnent : quotas, conditionnalité des financements publics à des plans d'égalité, congés parentaux égalitaires. Il suffit de 3,5% de participation active de la population pour changer le cours de l'histoire. La mixité n'est pas secondaire : c'est le socle d'une société durable, en paix, et prospère. Notre programme municipal s'inscrit dans cette urgence. (Marie ELOY-LOMBARD)

FOCUS Alimentation – Agriculture Urbaine

« Bien manger pour tous, partout »

Une alimentation saine, digne et agriculture urbaine de proximité

Garantir à chaque habitant l'accès à une alimentation saine, durable et choisie, tout en faisant de l'alimentation un levier de justice sociale, de santé publique, d'écologie et de lien social.

L'alimentation n'est pas une aide sociale
c'est un droit, un bien commun et un outil d'aménagement urbain.

Lancement d'un programme, intitulé « Bien manger pour tous, partout », pour définir l'alimentation comme un droit fondamental et un bien commun pour chaque habitant. Il s'articulera autour de cinq axes majeurs pour transformer durablement notre système local :

  1. Une ville nourricière et productrice : L'objectif est d'étudier la création d'au moins une ferme urbaine productive (maraîchage bio, micro-fermes coopératives), en explorant l'usage des surfaces disponibles. Du foncier pourra être sanctuarisé pour créer une réserve foncière agricole municipale.
  2. Une accessibilité digne pour tous : La Ville souhaite sortir de l'aide alimentaire stigmatisante pour privilégier le libre choix. Cela passe par le soutien aux épiceries sociales participatives et le déploiement de groupements d'achats solidaires (en prenant exemple sur le réseau VRAC) proposant des produits bio de qualité à prix coûtant.
  3. Des cantines 100 % engagées : La restauration scolaire s'approvisionnera directement auprès des fermes urbaines. L'objectif est d'atteindre au minimum 50 % de bio et local, de proposer un menu végétarien quotidien et de transformer les produits via des outils locaux de transformation (légumeries, conserverie, …).
  4. Éducation et culture commune : Le programme favorise une éducation populaire non moralisante en renforçant les ateliers de cuisine de quartier et dans les structures d'éducation populaire axés sur le plaisir et le partage.
  5. Une gouvernance démocratique : Un Conseil municipal de l'alimentation, composé d'habitants, de producteurs et de professionnels, sera créé pour orienter et évaluer ces actions en toute transparence.

Ces axes seront développés en partenariat étroit avec les acteurs agricoles et les transformateurs et les professionnels de la restauration qui sont d'ores et déjà réunis au sein des PAT (Projet Alimentaire Territorial) de la m2A et du Sud Alsace.

FOCUS Économie Sociale et Solidaire

Faire de l'ESS un levier de création d'emplois locaux, de cohésion sociale et de transition écologique, en priorité dans les quartiers populaires et les filières locales et socialement utiles.

Ainsi, Mulhouse place l'ESS au cœur de sa stratégie pour stimuler l'emploi local et les solutions aux enjeux des transitions écologique, sociale et environnementale. Le plan propose une gouvernance dédiée, un lieu ressource et des clauses sociales dans la commande publique pour soutenir durablement les quartiers prioritaires.

Ce programme se concentre sur des secteurs essentiels au quotidien, tels que le recyclage, l'alimentation durable, les services à la personne et l'industrie durable.

Pour structurer cet élan, la Ville instaure une gouvernance claire avec un élu référent et un Conseil local de l'ESS. Cette instance consultative associera élus, experts et habitants pour co-construire les politiques publiques et répondre aux besoins réels du terrain.

Un appel à projets, intitulé « Mulhouse solidaire & productive », sera également lancé avec un budget dédié pour soutenir les initiatives socialement utiles. Afin d'épauler les porteurs de projets, un lieu ressource sera dédié pour offrir des espaces partagés et des conseils spécialisés. En parallèle, un parcours d'accompagnement de 6 à 12 mois sera mis en place, ciblant prioritairement les jeunes et les demandeurs d'emploi des quartiers prioritaires pour les aider à transformer leurs idées en emplois durables.

La municipalité utilisera aussi la commande publique comme levier, en réservant certains marchés (restauration, espaces verts, nettoyage) aux structures de l'ESS. Des expérimentations concrètes et visibles verront le jour pour transformer durablement la ville. Enfin, cette stratégie transversale vise à favoriser la coopération entre les acteurs locaux plutôt que la concurrence. Un événement annuel « Mulhouse ESS » permettra de présenter aux citoyens un bilan transparent des emplois créés et des impacts environnementaux, renforçant ainsi l'adhésion de tous à ce projet de territoire.

L'ESS n'est plus « à côté », mais elle est transversale

FOCUS SPORT

Le Pacte Sport-Société : un programme de réinsertion et d'inclusion sociale par le sport

Objectifs :

  1. Accès à des activités sportives pour tous : Assurer l'accès gratuit ou à tarif réduit à des équipements sportifs et à des clubs pour les jeunes, en particulier dans les zones prioritaires de la ville.
  2. Création de parcours de réinsertion par le sport : Mettre en place un programme structuré qui lie la pratique sportive à la réinsertion professionnelle et sociale, offrant des opportunités de mentorat, de stages et de formations dans les secteurs du sport et de l'animation.
  3. Soutien aux clubs sportifs locaux : Augmenter les subventions pour les clubs de proximité, en particulier ceux qui travaillent avec des jeunes défavorisés, pour leur permettre de proposer plus d'activités accessibles, tout en embauchant des éducateurs spécialisés et des mentors.

Principales actions :

  1. Création de "Terrains de Vie"
    • Aménager des espaces publics dédiés à la pratique du sport, avec un accès libre ou à faible coût. Ces terrains de sport seront adaptés aux différents types de pratique (basket, football, tennis, fitness, etc.) et feront l'objet d'une gestion de proximité avec les associations locales.
    • Des activités sportives seront proposées toute l'année, encadrées par des éducateurs sportifs et des bénévoles formés, afin d'assurer la sécurité et l'accompagnement des jeunes.
  2. Un programme d'accompagnement personnalisé
    • Chaque jeune inscrit dans le programme bénéficiera d'un suivi personnalisé, combinant sport et développement personnel. Des ateliers d'éducation à la santé, de gestion de conflits, et de sensibilisation à la citoyenneté pourront être organisés autour des pratiques sportives.
    • Des mentorats seront mis en place, où des jeunes pourront être accompagnés par des anciens sportifs ou des professionnels du domaine pour les aider à intégrer des formations ou à trouver des emplois liés au secteur sportif.
  3. Incubateurs sportifs pour jeunes talents
    • Créer des « incubateurs » dans les quartiers où les jeunes talents sportifs pourront être repérés, formés et accompagnés dans leurs projets professionnels (que ce soit dans le domaine du sport ou des métiers liés à la gestion d'événements, à la communication, etc.).
    • Organiser des détections de talents régulières pour favoriser l'émergence de sportifs de haut niveau à partir des jeunes des quartiers populaires.
  4. Un partenariat avec les entreprises locales et les clubs professionnels
    • Favoriser les partenariats avec des entreprises locales, des clubs sportifs et des institutions pour organiser des stages ou des formations gratuites ou subventionnées. Ces entreprises et clubs pourraient également financer des bourses ou des équipements pour les jeunes participants.
  5. Un suivi renforcé pour les jeunes en difficulté
    • Lier ce programme à un système de suivi psychologique et social, pour les jeunes en situation de délinquance ou en échec scolaire. Un accompagnement global (sport + social + emploi) permettrait de rompre l'isolement et de reconstruire une dynamique positive.

Pourquoi cette mesure est efficace ?

Communication et engagement :

Pour faire connaître cette mesure, une campagne de sensibilisation pourrait être lancée, à travers des événements sportifs gratuits, des journées portes ouvertes dans les clubs, et des témoignages de jeunes ayant bénéficié du programme. L'initiative "Pacte Sport-Société" enverra un message fort sur la volonté de favoriser une ville plus solidaire et inclusive, où chaque jeune a une chance de se réinsérer, d'acquérir des compétences et de s'épanouir par le sport.

Le coût d'une telle mesure, le Pacte Sport-Société, dépendra de plusieurs facteurs, notamment la taille de la ville, l'ampleur du programme, et la manière dont il est mis en œuvre. Voici une estimation détaillée des principaux postes de dépenses, ainsi que des idées pour minimiser les coûts tout en maximiser l'impact.

  1. Création et aménagement des "Terrains de Vie"
    • Coût d'aménagement des terrains de sport : Le coût d'un terrain de sport peut varier en fonction du type d'infrastructure. Par exemple :
      • Terrain de football basique : entre 50 000 et 100 000 €.
      • Terrains multisports (basket, volley, tennis, etc.) : environ 150 000 à 250 000 € chacun.
      • Espace de fitness en plein air : environ 10 000 à 30 000 €.
    • Estimation : Si l'on considère l'aménagement de 10 à 20 espaces sportifs dans différents quartiers, cela pourrait représenter un coût global de 1 à 5 millions d'euros (selon le type et la taille des installations).
  2. Personnel : éducateurs, formateurs, mentors, et accompagnants
    • Salaires des éducateurs sportifs et mentors : Le nombre d'éducateurs dépendra du nombre de jeunes inscrits, mais on peut estimer un coût moyen de 25 000 € à 35 000 € par an par éducateur.
    • Si l'on prévoit, par exemple, 20 éducateurs (en fonction de la taille de la ville et des quartiers prioritaires), cela représente un coût annuel de 500 000 à 700 000 €.
    • Accompagnement psychologique et social : Des travailleurs sociaux et des psychologues pourraient également être engagés pour accompagner les jeunes en difficulté, avec un coût supplémentaire estimé à 300 000 à 500 000 € pour un programme d'accompagnement de taille moyenne.
    • Estimation annuelle du coût pour le personnel : 800 000 à 1,2 million d'euros.
  3. Subventions aux clubs sportifs locaux
    • Bourses et financement des clubs : Afin de soutenir les clubs locaux dans leur gestion des jeunes participants, des subventions peuvent être accordées. Le montant d'une subvention annuelle pour chaque club peut varier, mais on peut prévoir une enveloppe de 10 000 à 50 000 € par club, selon la taille et les activités proposées.
    • Si l'on souhaite soutenir 10 à 20 clubs locaux dans le cadre du programme, cela pourrait représenter un budget de 100 000 à 1 million d'euros par an.
  4. Incubateurs sportifs et détections de talents
    • Création d'incubateurs sportifs et de parcours professionnels : La mise en place de programmes de détection de talents et de formations spécifiques dans le domaine du sport et de l'animation professionnelle (stages, formations en gestion d'événements, etc.) pourrait coûter entre 200 000 et 500 000 € par an, selon la taille du programme et les partenariats avec les entreprises ou les clubs professionnels.
  5. Communication et événements de sensibilisation
    • Coût des événements et de la campagne de communication : Pour promouvoir le programme et recruter les jeunes, il faudra organiser des événements de lancement, des campagnes médiatiques, des journées portes ouvertes, etc.
      • Estimation pour une campagne annuelle : 50 000 à 150 000 €.
    • Coût des équipements et du matériel sportif (maillots, équipements pour les jeunes, etc.) : Une estimation de 50 000 à 100 000 € par an.
  6. Infrastructure numérique et suivi
    • Si le programme inclut un suivi en ligne des jeunes (plateforme de suivi des performances sportives, des progrès sociaux, etc.), il faudra également prévoir un budget pour le développement d'une plateforme numérique et des outils de gestion.
      • Estimation : environ 50 000 à 100 000 € pour la création et la gestion de la plateforme.